
NUIT AUX MAGASINS
Et si, le masque révélait plus qu’il ne cache ?
Du bal masqué aux gestes barrières, le masque a quitté la scène pour envahir nos vies et nos écrans. Objet de soin, de contrôle ou de défiance, il s’est imposé dans nos quotidiens comme surface de projection collective. Mais le masque n’est pas né de l’urgence. Il est théâtre, métamorphose, déplacement. Il permet d’ouvrir des espaces où l’identité se transforme plutôt qu’elle ne se fige.
Pour cette première Nuit de 2026 aux Magasins Généraux, la Mascarade explore cette ambivalence. Déformation joyeuse, grimace : le visage devient un terrain d’expérimentation sensible. La cagoule n’est pas ici un outil de dissimulation mais de libération. Elle neutralise les marqueurs visibles (genre, statut, âge) pour créer une communauté temporaire d’anonymes. Sous le masque, la voix change, le corps se réajuste, l’attention s’intensifie. Artistes et penseur·euses invité·es interrogent le rôle du masque dans l’art contemporain : outil de transformation, surface politique, seconde peau ou geste de réinvention ?
Au fil de la nuit, le masque s’expérimente sous différentes formes : atelier créatif et participatif de grimaces pour tous les âges, discussion sur le masque dans les pratiques artistiques contemporaines, performance cagoulée et DJ set explosif. Car la Mascarade n’est pas seulement une fête : c’est peut-être une manière de reprendre possession de soi.
Découvrez les Nuits aux Magasins
Les Nuits aux Magasins, programme phare des Magasins Généraux qui réunit depuis trois ans des milliers de personnes, sont de retour.
En 2026, les Nuits explorent le thème de l’alter ego et de nos identités multiples. Celles que l’on choisit, celles que l’on montre, celles que l’on cache. Qui sommes-nous vraiment ? Sommes-nous une seule personne, ou une multitude de versions de nous-mêmes qui cohabitent, se complètent, parfois s’opposent ? À l’ère des avatars, des pseudonymes, des filtres et des doubles numériques, la notion d’alter ego n’a jamais été aussi actuelle.
Ces trois Nuits offriront une exploration plurielle du sujet : la mise en scène de soi, la fabrication de nos images, et la part plus intime de nos identités. Elles pourront interroger les vies que l’on se crée, alias, pseudonymes, personnages scéniques, avatars ou doubles imaginés, et montrer comment la création permet de se réinventer, de se dédoubler ou de s’émanciper. Elles questionneront également la circulation et la transformation de nos images à l’ère des réseaux sociaux, des filtres et de l’IA, où se mêlent authenticité, fiction, mise en récit et autoportrait permanent.



