
On emprunte un nom de scène. On invente un avatar. On crée un personnage. Longtemps, cet Autre s'est appelé un alias. Nom de scène, pseudonyme, légende ou identité inventée, il permet aux artistes de brouiller les frontières entre eux-mêmes et leurs créations, de se réinventer ou d'explorer d'autres manières d'habiter le monde.
À l’origine simple nom d’emprunt, l’alias peut aujourd’hui prendre un visage, une voix et produire des récits. Jusqu’où ce double numérique nous représente-t-il encore ?
Aujourd'hui, l'alias prend une nouvelle forme. En quelques mots, une intelligence artificielle écrit une histoire, compose une musique, imagine une image ou invente un visage. Est-elle un simple outil, une muse ou un alter ego créatif ? Lorsque les œuvres sont imaginées, écrites ou générées à plusieurs, où se situe l'intelligence créatrice ?
Ces questions dépassent largement le champ artistique. elles interrogent notre manière de distinguer le vrai du faux, de construire nos récits et de regarder le monde.
_______
En écho à l'exposition "Simulacres", cette deuxième Nuit aux Magasins Généraux de l'année en partenariat avec Projets Média, réunira artistes, chercheur·euses et penseur·euses pour explorer l’identité artistique, l’alias et le rapport au réel et aux récits.